21.9.09
Dude!
19.8.09
Joan Armatrading, "Dry Land"
17.8.09
"That's what happens when you have a melting pot: the stew gets darker"
| The Daily Show With Jon Stewart | Mon - Thurs 11p / 10c | |||
| Reform Madness - White Minority | ||||
| www.thedailyshow.com | ||||
| ||||
14.8.09
What Makes Us Happy?
Is there a formula—some mix of love, work, and psychological adaptation—for a good life? For 72 years, researchers at Harvard have been examining this question, following 268 men who entered college in the late 1930s through war, career, marriage and divorce, parenthood and grandparenthood, and old age. Here, for the first time, a journalist gains access to the archive of one of the most comprehensive longitudinal studies in history. Its contents, as much literature as science, offer profound insight into the human condition—and into the brilliant, complex mind of the study’s longtime director, George Vaillant.
2.4.09
Duplicity : critique de film en 140 signes.
29.3.09
26.3.09
Where The Wild Things Are, un film de Spike Jonze


1.3.09
Flower Power

27.2.09
Welcome To My Nightmare
Suite à mon précédent post, un ami m'a envoyé un lien vers le tout dernier clip de Kanye West,"Welcome To Heartbreak", le 2e morceau du dernier album auquel il donne son titre, 808s & Heartbreak.
10.2.09
Kanye West: vidéographie sélective
1.2.09
Discipline
14.1.09
9.2.08
Best of 2007 (1)
Voici la première partie des films qui valaient le détour: les blockbusters!
Les blockbusters:
Cette année 2007 fut riche en blockbusters qui valaient le détour, que ce soit pour leurs qualités intrinsèques, ou simplement pour leur coté stupidement débridé, parce qu'ils étaient simultanément complêtement idiots et complêtements jouissifs.
Dans la première catégorie, on a LE blockbuster de l'année, le film qui réconcilie le cerveau et les muscles, The Bourne Ultimatum. Tandis que dans le 2e épisode de la saga on suivait la fuite du héros, on assiste ici à l'assaut frontal qu'il a décidé de mener contre ses ennemis. Là où tout n'était avant que rapidité, fluidité, et confusion, à présent tout est brutalité, clarté du propos, et choc frontal. Jason Bourne en a marre, et passe à l'offensive. Les scènes de combat comme les poursuites en bagnole sont d'une brutalité phénoménale, et redoublent d'intensité grâce à la caméra placée sur l'épaule du protagoniste.

Un autre film que je pourrais qualifier de "blockbuster intelligent", c'est Beowulf. Beowulf, c'est un film d'animation pour adultes, avec des dialogues crus et des combats sanglants. A travers les "masques" numériques, la performance des acteurs est plus que visible. Ray Winstone, Anthony Hopkins, Angelina Jolie...tous les acteurs s'en donnent à coeur joie, comme si le filtre numérique leur permettait d'entrer complêtement dans leurs personnages, leur permettait de s'abandonner entièrement à cet univers complêtement bizarre qu'ont imaginé les géniaux Roger Avary et Neil Gaiman! Beowulf est un film véritablement hybride, qui allie le talent des acteurs humains au potentiel infini du film d'animation. C'est un vrai plaisir, qui montre bien que les films hybrides sont promis à un bel avenir!

Enfin, comme ne pas mentionner deux bons épisodes de deux des plus importantes franchises de ces dernières années, Spider-Man 3 et Harry Potter 5. Le SP3 est légèrement décevant d'un point de vue scénaristique, mais il innove encore une fois dans ses scènes d'action complêtements époustouflantes. De son côté, Harry Potter réussit l'exploit de rendre le bouquin le plus chiant de la série trépidant, notamment dans le final, difficilement compréhensible dans le bouquin et haletant dans le film.

Dans la catégorie des blockbusters débiles, on a les incroyables Die Hard, Transformers, et Pirates des Caraïbes 3. Trois films de franchise, qui ne se prennent pas au sérieux, mais qui n'en oublient pas pour autant d'offrir au spectateur un spectacle visuel époustouflant. Mais au-delà du contrat bien rempli en matière de cascades et d'effets spéciaux, ce qui m'a plu dans ces films, c'est leur grain de folie. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces blockbusters sont tout sauf formatés: Michael Bay n'a pas peur de plonger son spectateur dans un scénario et une mise en scène par moments totalement impossibles à suivre dans Transformers; Pirates 3 est souvent complêtement bancal, et s'abandonne parfois à un onirisme complêtement incongru pour un film qui doit servir de support à la vente de Happy Meals; dans Die Hard, Len Wiseman n'a peur de rien, et surtout pas de trahir l'esprit de la série originale en faisant de John McClane un surhomme qui tue ses ennemis en brisant un mur de briques avec ses mains, et qui surfe un F-22....cet abandon, cette énergie délirante, voilà ce qui me plait dans ces films, et qui me donne envie de les revoir bientôt!
Bientôt la suite!
15.1.08
It's important to me that you know you are free

C'est morceau est à l'image de l'album dont il fait partie: à la fois grave et léger, éclectique, et dans l'ensemble plutôt déroutant... Hello, it's me, c'est d'abord une mélodie superbe, un peu jazzy, avec une orchestration riche. Tous les instruments sont joués par Rundgren, un véritable homme-orchestre, doublé d'un producteur de renom (Bat Out of Hell de Meat Loaf, c'est lui!).

Mais Hello, it's me, c'est avant tout une atmosphère. C'est une voix légère, douce au départ, mais qui, paradoxalement, semble à la limite de la stridence. C'est des paroles ambiguës, faussement légères, prononcées par un mec qui a merdé, s'en rend compte, et qui demande une seconde chance à sa nana. Sauf que sous ses airs tranquilles ("Hello, it's me"), sous cette envie de dédramatiser la situation, on sent le mec complètement désespéré. Il semble résigné à accepter ses limites ("Sometimes I can't help seeing all the way through"), et pourtant, il ne va pas abandonner comme ça. "Think of me", implore-t-il. A la rigeur, il peut encore lui être utile: "I'll come around to see you once in a while/Or if I ever need a reason to smile/And spend the night if you think I should". Il est entre les mains de l'autre, et s'abandonne complètement à son bon vouloir.
C'est le grand mystère de cette chanson: est-ce déjà trop tard pour Todd, qui a déjà perdu sa belle? Ou bien, au contraire, est-ce qu'il a évité la rupture en admettant ses torts? Todd est-il résigné ou désespéré? Cette chanson est-elle triste, l'expression du regret pour les erreurs commises dans le passé, ou bien, au contraire, est-ce l'expression d'un nouveau départ après la crise? Faut-il pleurer ou pousser un soupir de soulagement en écoutant ce morceau? Impossible de le savoir! Alors, comment faire pour se fixer? une seule solution: l'écouter, encore et encore...
Je conseille également d'écouter Something/Anything? dans son intégralité. Au départ, c'est complètement déroutant, ça part dans tous les sens, dans tous les styles... au fur et à mesure, l'album gagne pourtant une certaine unité, et se montre sous son vrai jour: un bijou de la pop, un album qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Bref, c'est de la belle musique qui se mérite!
Petite info pour les fans de ragots: Todd Rundgren est, sur le papier, le père de Liv Tyler!
17.9.07
This is Spartaaaaaa!
Contrairement au rugby, le football américain est plus proche du spectacle que du sport: costumes, masques, confrontations brutales, sacrifices héroïques...tout les ingrédients sont là pour transformer le terrain en scène de théâtre. Cette pub insiste sur l'aspect mythologique du football, vécu comme un accomplissement de soi, comme une quête acharnée menée contre vents et marées, contre l'hostilité de la nature, contre les autres hommes qui se mettent en travers de notre chemin, et contre nos propres limites...
Le joueur est élevé au rang de demi-dieu. Tel Hercule, il accomplit 12 travaux (j'ai compté 12 placages/défonçages, si on s'en tient aux effets sonores). A travers les transitions fluides entre les deux joueurs, on a l'impression d'assister à une quête cyclique, répétitive, incertaine, infinie... Et puis soudain, tout ralenti, tout s'arrête, un bras s'étend, prêt à marquer le touchdown qui sauvera son équipe. Va-t-il y arriver? Sisyphe pourra-t-il enfin trouver le repos?
Bien que tout cela ne soit pas très original pour une publicité sportive, il est intéressant de voir à quel point le talent d'un réalisateur comme Michael Mann parvient à insuffler de la fraicheur à un de ses plus vieux clichés. Avec cette caméra qui reste très proche du joueur, tout en gardant une distance respectueuse - le joueur est tel un demi-dieu, que l'on côtoie sur le champ de bataille, mais que l'on ose pas approcher de trop près - et avec un montage qui cherche à créer une illusion de plan-séquence, une illusion de continuité, de flux, Mann inscrit son joueur dans une temporalité, dans la durée. Avec cette idée de durée vient la notion de l'effort fourni, du passage du temps, de la dégradation du corps. Il y a l'exploit (incertain), et avant, il y a la souffrance consentie (réelle, puisque vue par nous) pour accomplir cet exploit...et surtout, il y a ce (ces) mortel(s) pris dans le flux, poussé par quelque chose qu'il n'est pas sûr de contrôler...et là, on retrouve l'une des thématiques chères au cinéaste Michael Mann, celle de l'homme qui ne parvient plus à contrôler un monde qui lui échappe, qui va trop vite pour lui. La quête du joueur de football est-elle vraiment volontaire? Est-ce sa propre volonté qui le fait se relever sans réfléchir, qui le fait courir sans interruption d'un bout à l'autre du terrain? Ou bien est-il le jouet des puissances divines (son manager, son agent, ses sponsors...) qui contrôlent sa destinée?
Contrairement à un montage accéléré et saccadé à la sauce MTV dans les années '90, avec des images-choc diffusées de façon quasi-subliminale, des images d'exploits sans passé ni avenir, le montage de cette pub nous laisse le temps de vraiment ressentir l'ampleur de la tâche. Le fait que l'on rentre en plein dans l'action, et que l'on quitte nos héros avant qu'ils n'aboutissent au sacre annoncé ne fait qu'amplifier l'impression d'un cycle infernal.
L'image finale est spectaculaire sans l'être excessivement. Sa force vient avant tout de toutes les images qui l'ont précédée. L'accumulation de petits exploits crée (on l'espère) un grand exploit, crée l'illusion d'une action à la fois spectaculaire et pourtant à la portée de celui qui se donnera suffisamment de mal, qui ne "lâchera rien"(Leave nothing, c'est le nom du spot)... C'est l'exploit qu'accomplit Michael Mann dans ce spot: créer l'illusion d'une entreprise à la fois surhumaine et à la portée de tous. Un lieu magique où l'humain et le divin coexistent. Où s'arrête le génie humain et où commence l'inspiration divine?
Dans cette affaire, le plus drôle (voire le plus triste, c'est selon), c'est que les images de Mann ne sont pas très éloignées de la réalité. Le football professionnel est énorme machine à broyer les hommes, qui pulvérise plus ou moins rapidement ceux qui le pratiquent au plus niveau. Pressions physiologiques énormes, stéroïdes...le football américain, plus que beaucoup d'autres sports, broie les hommes, les vieillit prématurément, les enterre prématurément. Il y a bien des sacrifiés sur l'autel du football américain, qu'on oublie très vite, parce que bon, hein, "the show must go on". Ils sont adulés comme des demi-dieux, mais ils sont bien vites relégués à leur statut de simple mortel avec les inévitables blessures et addictions en tous genres... N'est pas Achille qui veut!
Pour en savoir un peu plus sur le sujet, pour voir des belles images bien énormes de football brutal, pour voir un bon film cynique sur un sport cynique, foncez vous procurer l'excellent Any Given Sunday, d'Oliver Stone, que je décrirais tout simplement comme l'Apocalypse Now du football américain.
24.8.07
L'archange immatériel : le Surfer d'Argent et les Quatre Fantastiques

Dans une semaine sort le nouvel épisode dans la série des 4Fantastiques: Les 4F et le Surfer d'Argent. J'irais le voir, par fidelité envers les comics, dans l'espoir de voir de belles images, mais sans grande conviction. La raison principale de mon absence d'enthousiasme? Le réalisateur. Le studio a confié les rênes de cette tâche monumentale à Tim Story, un faiseur, un tâcheron sans autre ambition que de satisfaire ses patrons (c'est-à-dire faire un film qui rapporte des millions sans faire de vagues). Après l'échec critique et commercial - un échec très relatif, puisque le film a quand même rapporté plusieurs dizaines de millions de dollars au B.O. - de Hulk, Marvel a décidé qu'il ne fallait plus confier ses personnages à des réalisateurs de talent, de peur que ceux-ci "détournent" les films pour mieux les intégrer à leur oeuvre.

Je veux bien admettre que Ang Lee soit peut-être allé trop loin dans sa ré-imagination du personnage de Hulk (en modifiant l'origine de son pouvoir, de façon à transformer son histoire en tragédie grecque), ce qui a dérouté tout le monde, mais je trouve que Hulk est un film incroyable, un film à part, un OVNI dans la galaxie des adaptations ciné des personnages Marvel. C'est un film complêtement délirant, schizophrénique, qui concilie introspection psychologique et destruction de tanks. Pour moi, c'est de loin le plus "intéressant" des films Marvel, et celui pour lequel j'ai le plus d'affection.
Avec la suite, ça devient plus grave. Les auteurs ont décidé de faire appel à un personnage légendaire, le Surfer d'Argent. Son arrivée dans la série originale des 4F est considérée comme un des moments classiques dans l'histoire des comics. Avec le génial Stan Lee (scénar) et le légendaire Jack Kirby (dessins) aux manettes, les 4 Fantastiques est alors devenue "the world's greatest comic book", comme le promettait le slogan sur la couverture de chaque numéro. L'âge d'argent des comics avait commencé...
Silver Surfer se rebelle contre son maître Galactus dans Marvels, l'hommage rendu par Alex Ross et Kurt Busiek à l'Age d'Or de MarvelTout ça pour dire qu'on touche à quelque chose de sacré en s'attaquant au Surfer, et à son maître, l'incroyable Galactus, le "dévoreur de mondes" (une créature qui mange des planètes...ça, il fallait y penser). Le Surfer est lié historiquement aux Fantastiques, mais il a eu, à divers moments de son existence, sa propre série en solo. On pouvait donc l'introduire dans la saga des 4F, tout comme on aurait pu lui consacrer un film entier. A une époque, des rumeurs circulaient sur la possible adaptation cinématographique de ses aventures avec David O. Russell (Three Kings) à la réalisation. J'aurais adoré voir ce film-là. Malheureusement, dans la vie les choses ne vont pas toujours comme on le souhaiterai. A la place de la zen-attitude chaotique d'un Russell, on doit subir les fayoteries corporate de Tim Story pour s'attaquer à la plus sacrée des sagas. C'est un peu comme si on demandait à Michaël Youn d'incarner le général de Gaulle. Beurk.
Ayant vu le film, je peux le dire: la franchise des Quatre Fantastiques est un énorme gâchis. J'ai vu le film il y a quelques semaines, et je ne m'en souviens plus. Le film n'a aucun intérêt. Ca fait mal de voir aussi peu d'ambition dans l'adaptation d'un des récits les plus ambitieux de Stan Lee et Jack Kirby. Le manque d'ambition de ce film est partout: dans un poster de film nullissime (on dirait un mauvais Photoshop)...

...dans une mise en scène passe-partout, dans une direction d'acteurs inexistante (je ne me remets toujours pas du choix de Jessica Alba, ce trou noir de talent), et surtout, une absence monstrueuse d'ambition qui se traduit dans le choix de na pas faire apparaître Galactus, le Dévoreur de Mondes. A la place, on a droit à un gros nuage qui détruit tout. C'est nul. Nul nul nul. Impossible de ne pas penser à Spider-Man ou X-Men pendant que je regardais le film. Le problème, c'est que le film de Tim Story ne peut pas survivre à une telle comparaison: que peut faire le conservateur et ultrachiant 4F face à l'inventivité exacerbée et à l'enthousiasme débridé de Spider-Man, face à la rigueur et au dynamisme de X-Men? Réponse: rien. Quel énorme gâchis.
Je vous laisse avec le Surfer, qui cherche à nous mettre en garde, nous les Hommes, contre notre folie à essayer d'adapter ses aventures sans se donner les moyens de le faire correctement. Et dessiné par Jack Kirby, of course!

17.8.07
Voici une affiche géniale. Et ça, c'est la vérité, bébé !
L'affiche du film Michael Clayton, un thriller avec George Clooney, réalisé par Tony Gilroy, le scénariste de la série Bourne Identity/Supremacy/Ultimatum.Cette affiche est très réussie, elle me donne envie de voir ce film. D'autant plus qu'au fond, cette affiche va plus loin que le film: devant une phrase pareille, comment ne pas penser à la politique américaine actuelle, à cette guerre qu'on a cherché à gagner à coups de slogans machos et qu'on est en train de perdre sur le terrain? "The truth can be adjusted": voilà le genre de truc qu'un néo-con serait capable de dire. Bande de connards.
Je ne sais pas si ce film est bon ou pas (je suis plutôt optimiste au vu du pedigree), mais j'apprécie le fait qu'il suscite une réflexion à la simple vision de l'affiche. Une fois de plus, on bien obligé de reconnaître qu'en temps de troubles, la création artistique est stimulée et stimulante. Plus le monde va mal, plus l'Art va bien. "May you live in interesting times", comme le dit l'expression. Mais s'agit-il d'une bénédiction ou d'une malédiction?
16.8.07
The Immortal Iron Fist

La plus grande force des éditeurs de comics américains comme Marvel ou DC, c'est leur réservoir inépuisable de personnages disponibles, crées au fil de leurs 70 années d'existence. Pour chaque personnage légendaire crée par ces vénérables maisons (Superman et Batman pour DC Comics, Spider-Man, les X-Men et Hulk pour Marvel), il existe des dizaines de personnages vites tombés dans l'oubli parce que pas assez distinctifs et/ou populaires. Il existe aussi des personnages de seconde, voire de troisième zone, qui sont populaires, qui gravitent dans l'univers et qu'on voit de temps à autre. Ils sont populaires, mais pas assez pour avoir droit à leur série d'aventures en solo.
La première apparition d'Iron Fist, en 1974
Iron Fist est un de ces personnages. Crée dans les années 70 pour surfer sur la vague du kung fu, très populaire aux US à cette époque, le comics raconte les aventures de Danny Rand, alias Iron Fist, un jeune millionaire qui trompe son ennui en utilisant ses talents d'artiste martial au service du Bien. Il pratique un kung fu fondé sur une énergie mystique (son chi) qu'il concentre dans son poing, son "Iron Fist". Ce pouvoir lui à été conféré "après qu'il eu vaincu le terrible dragon Shou Lao, et plongé sa main dans le coeur du monstre". Bon, c'est vrai que ça ressemble un peu à une version orientale des aventures d'un certain Siegfried.
Comme origine pour un super-héros, on a déjà vu plus...original. Très vite, le personnage fut relégué a des apparitions ponctuelles (et généralement humoristiques) dans les séries plus prestigieuses de Marvel (Iron Fist fait surtout des apparitions dans Daredevil et Spider-Man). Bref, c'était un personnage populaire, sympathique, mais pas très puissant, un peu difficile à prendre au sérieux...C'est pas tout les jours qu'on invente des personnages au potentiel narratif aussi fort que Spider-Man ou les X-Men!
Et tout d'un coup, tout bascule: deux étoiles montantes chez Marvel, les géniaux scénaristes Matt Fraction (Casanova) et Ed Brubaker (Captain America, Daredevil) reprennent en main le personnage. Ils lui inventent une mythologie, en introduisant un concept génial: le pouvoir du "iron fist" existe en fait depuis toujours, et se passe de génération en génération (d'où le titre The Immortal Iron Fist). Chaque génération a son Iron Fist, champion de K'un L'un, vainqueur de Shou Lao. Cette idée toute simple se revèle diablement efficace: Danny Rand, le milliardaire désoeuvré, découvre qu'il est le dernier d'une longue lignée de champions, et cherche désormais à connaître l'histoire (souvent tragique) des "Iron Fist" qui l'ont précédé. Avec cet habile dispositif, les auteurs peuvent s'amuser à explorer l'histoire de tous les Iron Fist, à coup de flashbacks qui se déroulent pendant la Première Guerre Mondiale ou dans la Chine du Moyen Age...Chaque Iron Fist a utilisé son pouvoir de façon différente, parfois pour détruire, parfois pour guérir. Et chacun a défendu l'honneur de K'un L'un, une des Sept Cités Célestes, face aux champions des autres cités célestes. Pour résumer, on pourrait dire que Fraction et Brubaker ont transformé un mec qui faisait du kung fu en collants verts dans les ruelles de New York en Champion Eternel des Forces Du Bien dans leur Lutte contre les Forces Du Mal. Et ça a de la gueule!
Orson Randall, Iron Fist du début du XXème siècle, pendant la Première Guerre Mondiale
Bref, The Immortal Iron Fist est un des comics les plus excitants du moment. Les scénaristes ont eu une idée géniale, qui confère au personnage une épaisseur qu'il n'a jamais eu. L'histoire oscille entre le polar, le film de Bruce Lee et la science fiction ésotérique...c'est très raffraichissant. En ajoutant une dimension "cosmique" aux aventures de leur héros, les scénaristes se donnent la liberté d'être aussi fantaisistes qu'ils le veulent. Parfois, ça ressemble à du Largo Winch: Danny Rand, en civil, doit défendre son entreprise d'une OPA hostile tout en déjouant, en tant qu'Iron Fist, les pièges des assassins ninjas envoyés contre lui par la branche "armée" du conglomérat qui a lancé cette même OPA. Parfois, ça ressemble à Higlander: dans les épisodes à venir, Iron Fist va participer au tournoi des Champions des Sept Cités Célestes. Pour l'emporter, il doit découvrir la véritable étendue de son pouvoir, en s'inspirant de ce qu'on fait ses prédecesseurs (Il ne peut en rester qu'un!).
Une page du premier épisode, illustrée par David Aja
Et comment ne pas mentionner le dessin superbe de l'espagnol David Aja, capable de passer sans difficulté des ambiances urbaines, noires, aux décors "cosmiques" les plus fantasques. Les nombreux flashbacks sont illustrés par d'autres dessinateurs prestigieux, ce qui permet de mieux marquer les contrastes entre tous ces récits, et de mieux accentuer les différentes ambiances que l'on traverse (le film noir, les histoires de pirates chinois, la Première Guerre Mondiale...).
Bei Ming-Tian, Iron Fist en 1227, combat les Mongols dans un flashback illustré par Travel Foreman et Derek Fridolfs
The Immortal Iron Fist, c'est une success story comme seul le monde des comics américains le permet. Un personnage dont personne ne savait que faire trouve enfin sa voie, par le biais du pitch original d'un scénariste. Les grands personnages, les Superman, Batman, Spider-Man...ont été des succès immédiats qui n'ont jamais eu besoin d'être réinventés pour attirer les lecteurs. D'autres personnages en sont à leur cinquième "réinvention", et ne parviennent toujours pas à attirer un public fidèle et suffisamment nombreux pour garantir des ventes soutenues (Supergirl, Aquaman, le Surfer d'Argent...et plein d'autres). Et certains, comme Iron Fist, sont restés présents, en attendant qu'un mec trouve LE concept qui leur permettrait enfin de réaliser leur plein potentiel, LE moteur narratif inépuisable qui leur donnera enfin ce dont ils rêvent depuis le premier instant de leur existence: l'immortalité.
Du kung fu, des ninja, des mitrailleuses...que demande le peuple?
13.8.07
The Perfect Ending
J'ai découvert ce morceau dans les spots promo pour John From Cincinnati. C'est superbe, planant, et ça ressemble un peu à du Coldplay.
Le morceau peut être écouté et téléchargé sur leur page MySpace (eh ouais, ils ne sont pas encore assez connus pour avoir étés piratés!).
Quand à John From Cincinnati, on est à un épisode de la fin de la première saison, et je ne sais toujours pas si j'aime ou pas. Mais je continue à regarder, et à attendre le dernier épisode avec impatience.












